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  • <h1>Résumé (FR):</h1> <p dir="ltr">La gouvernance de la science se présente comme universelle, alors que les infrastructures qui décident de la visibilité des revues restent concentrées en Occident. Cet article documente les formes concrètes de sous-représentation des revues africaines dans les principaux dispositifs d’indexation, avec un focus empirique sur la République démocratique du Congo (RDC).</p> <p dir="ltr">Nous combinons trois niveaux d’analyse : synthèse d’audits bibliométriques existants, étude de cas sur la RDC à partir des données ISSN et des listes d’universités, et audit reproductible du comportement de Google Scholar vis-à-vis d’AfricArXiv. Nous comparons ces résultats aux délais et à la réactivité de Crossref, ainsi qu’aux infrastructures correctives panafricaines PSSN / ATSS 1.2 déjà opérationnelles.</p> <p dir="ltr">L’interprétation mobilise le DSM-H v1.0, cadre diagnostique africain des pathologies structurelles, appliqué explicitement aux comportements institutionnels et non aux intentions individuelles. Des termes comme « sadisme structurel » renvoient à des schémas observables et à des dommages évitables, non à la vie intérieure de tel ou tel agent.</p> <p dir="ltr">Les résultats démentent deux narrations récurrentes : l’idée que la cause principale serait le manque d’infrastructures africaines, alors même que les infrastructures existantes sont largement ignorées, et l’idée que la « mondialisation » oblige l’Afrique à attendre l’Occident au lieu de déployer ses propres solutions acceptables, rigoureuses et interopérables.</p> <p dir="ltr">Nous proposons enfin des mesures structurelles : délais de traitement garantis, reconnaissance des identifiants panafricains, clauses d’équité obligatoires et recours formalisés.</p> <h1>Abstract (EN):</h1> <p dir="ltr">Global science governance presents itself as universal, yet the core infrastructures that decide what counts as visible knowledge remain concentrated in Western hands. </p> <p dir="ltr">This article documents how ISSN assignment, citation indexes and Google Scholar collectively undercount African journals, with a focus on the Democratic Republic of the Congo (DRC). We synthesise existing audits of African journal coverage, perform a targeted case study of DRC journals, and add a reproducible Google Scholar source-filter audit for AfricArXiv. We compare these outcomes to the behaviour of Crossref and to emerging Pan-African infrastructures such as the PSSN/ATSS 1.2 framework. </p> <p dir="ltr">We interpret the resulting patterns through DSM-H v1.0, a diagnostic framework for institutional structural pathologies that classifies observable behaviour rather than individual motives, which means that terms like “structural sadism” refer to measurable institutional outcomes and not to the private psychology of any staff member. </p> <p dir="ltr">The findings show a consistent pattern: African journals comply with technical requirements, yet remain invisible or severely under-represented in Western-controlled indexes, while Pan-African corrective initiatives are framed as fragmentation risks. </p> <p dir="ltr">We propose a set of structural remedies that include time-to-visibility benchmarks, recognition of Pan-African identifiers, and binding equity clauses for indexing and AI infrastructures.</p> <p> </p>