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| Autor principal: | |
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| Formato: | Recurso digital |
| Lenguaje: | francés |
| Publicado: |
Zenodo
2021
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | https://doi.org/10.5281/zenodo.15303662 |
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Tabla de Contenidos:
- <p>La disparition brutale de l’URSS en décembre 1991 a surpris jusqu’aux dirigeants des anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale. Mais les anciennes élites ont su prendre rapidement le train en marche et ont méthodiquement pris le contrôle politique et économique de leurs pays. Elles ont joué habilement des méthodes de contrôle héritées de l’ère soviétique, tout en favorisant de nouvelles références ethno-culturelles afin de créer un sentiment et une identité nationales. Ce faisant ces pays ont dû faire face aux dangers d’une réislamisation influencée par des traditions religieuses exogènes, d’une transition économique et sociale périlleuse et souvent violente et se sont retrouvés au centre d’un nouveau « Grand Jeu » que l’on croyait révolu depuis 1895. Nous verrons qui sont les principaux acteurs étrangers actifs en Asie centrale et les réactions de ces différents pays face aux influences concurrentes provenant d’acteurs étatiques ou religieux et mêlant des objectifs tout à la fois stratégiques, économiques et idéologiques.</p> <p>En conclusion, les influences en Asie centrale mettent aux prises des pays selon des cercles de proximité culturelle et historique. Certains bénéficient d’une primité géostratégique et historique comme la Russie et la Chine. La Russie malgré son passé impérial est un partenaire naturel et familier des pays d’Asie centrale mais qui ne bénéficie pas du dynamisme et de la puissance économique chinoise, Chine qui est crainte et mal aimée. Pour autant, l’Asie centrale a tout intérêt à jouer des influences et des neutralisations réciproques que peuvent représenter ces deux pays. En effet, territoires riches mais vides et enclavés avec quelques hyper-concentrations urbaines, l’Asie centrale ne peut jouer la carte de la complète indépendance. Elle doit donc monnayer sa neutralité si ce n’est de manière institutionnelle comme le dogme de neutralité permanent du Turkménistan du moins dans les faits en ménageant ses puissants et encombrants voisins. L’enjeu de l’islamisme est vital. Les influences de l’Iran, de la Turquie et des pays du Golfe sont contradictoires et peuvent servir d’inspiration aux pays d’Asie centrale avec toute la palette des nuances des régimes islamiques dont certains ont su conjuguer modernité économique avec islam politique. L’Europe et les USA font figure d’outsider dans la compétition mondiale à l’influence en Asie<br>centrale : éloignement géographique et idéologique, opportunisme géostratégique des USA : tout concourt à faire de ces deux partenaires des alliés économiques peu fiables et trop versatiles.</p>