Squamata Oppel 1811
Fuente:
Zenodo
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| Autores principales: | , , , , , , , , , , , , , , , , , , , |
|---|---|
| Formato: | Recurso digital |
| Publicado: |
Zenodo
2025
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | |
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| _version_ | 1866901583343648768 |
|---|---|
| author | Perthuis, Adrien de Mennecart, Bastien Barrier, Pascal Chenot, Élise Falconnet, Jocelyn Gagnaison, Jean-Claude Georgalis, Georgios L. Gilbert, Charlène Guevel, Bruno Langevin, Dominique Lapparent de Broin, France Lemierre, Alfred Maubert, François Ossó, Àlex Potel, Sébastien Thivaiou, Danae Tissier, Jérémy Toullec, Renaud Xerri, Serge F. B. Gagnaison, Cyril |
| author_facet | Perthuis, Adrien de Mennecart, Bastien Barrier, Pascal Chenot, Élise Falconnet, Jocelyn Gagnaison, Jean-Claude Georgalis, Georgios L. Gilbert, Charlène Guevel, Bruno Langevin, Dominique Lapparent de Broin, France Lemierre, Alfred Maubert, François Ossó, Àlex Potel, Sébastien Thivaiou, Danae Tissier, Jérémy Toullec, Renaud Xerri, Serge F. B. Gagnaison, Cyril |
| contents | <p>Ordre SQUAMATA Oppel, 1811</p><p>REMARQUES</p><p>Les lézards sont représentés exclusivement par du matériel vertébral, appartenant à un Anguidae indéterminé. Ces trois vertèbres présacrales (Fig. 21) appartiennent potentiellement au genre <i>Ophisaurus</i> Daudin, 1803, sur la base de leurs marges latérales (crêtes sous-centrales) concaves et de la hauteur du canal neural légèrement plus grande que la hauteur du cotyle (Čerňanský <i>et al.</i> 2019). <i>Ophisaurus</i> était répandu au Miocène en Europe; et il est connu dans de nombreuses localités à travers le continent et est plutôt diversifié (Čerňanský <i>et al.</i> 2015, 2019, 2020; Klembara 2015;Čerňanský & Klembara 2017; Klembara & Rummel 2018; Georgalis <i>et al.</i> 2017, 2019; Georgalis & Scheyer 2021). Cependant, ce n’était pas le seul Anguidae du Miocène continental. Par conséquent, compte tenu également de la nature incomplète des vertèbres du site « Les Pavés » (Tavers), nous les identifions uniquement comme Anguidae indet., en attendant la découverte de matériel supplémentaire.</p><p>Les serpents sont également représentés exclusivement par du matériel vertébral, appartenant à deux taxons, un Natricidae indéterminé et un Colubroidae <i>Paleoheterodon</i> cf. <i>arcuatu</i> s Rage & Holman, 1984. La vertèbre troncale MMSL-00.002.0218.81/7 (Fig. 22) appartient à un Natricidae, sur la base de la combinaison de caractéristiques suivantes: légèreté, présence d’hypapophyse, processus parapophysaires courts, arc neural relativement voûté (rapport de voûte <i>sensu</i> Georgalis <i>et al.</i> 2021b égal à 0,4), les crêtes sous-centrales proéminentes et le long centrum (Szyndlar 1991). Il appartient probablement au genre existant <i>Natrix</i> Laurenti, 1768, qui a de toute façon une large répartition dans tout le Miocène d’Europe (Ivanov 2022). Cependant, l’épine neurale endommagée et l’hypapophyse incomplète excluent toute attribution définitive au niveau du genre. Un colubriforme est représenté par quatre vertèbres troncales (Fig. 23) caractérisées par une épine neurale courte, des processus accessoires prézygapophysaires proéminents, un arc neural voûté (rapport de voûte <i>sensu</i> Georgalis <i>et al.</i> 2021b compris entre 0,54 et 0,59), une carène hémale proéminente qui s’élargit davantage vers sa partie postérieure et un centre antéro-postérieur relativement court. De telles formes sans hypapophyse dans les vertèbres médianes et postérieures du tronc étaient jusqu’à récemment collectivement traitées comme des « colubrinés » (par exemple: Rage 1984; Szyndlar 1991, 2012; Augé & Rage 2000). Cependant, les progrès récents de notre compréhension phylogénique des serpents ont démontré qu’il s’agit d’un assemblage paraphylétique. En tant que telles, les familles des Colubroidae, des Colubridae et des Dipsadidae et la famille des Elapoidae et des Psammophiidae, qui partagent toutes l’absence d’hypapophyse dans les vertèbres médianes et postérieures du tronc et qui possèdent des archives fossiles européennes, sont en fait éloignées (Georgalis <i>et al.</i> 2019; Georgalis & Scheyer 2022; Georgalis & Szyndlar 2022; Ivanov 2022). Parmi celles-ci, les Psammophiidae n’apparaissent en Europe qu’au Messinien (MN 13; Georgalis & Szyndlar 2022), de sorte que l’âge MN 5 de nos sites paléontologiques, pourrait potentiellement exclure une telle référence sur la base d’une justification stratigraphique. L’attribution de ce matériel aux Colubridae et aux Dipsadidae est difficile à faire sur la base d’un matériel aussi limité, bien que cette dernière famille pourrait être un candidat probable, notamment en raison de la forme de la carène hémale des vertèbres de Tavers. En fait, le matériel de Tavers ressemble beaucoup à <i>Paleoheterodon arcuatus</i> Rage & Holman, 1984, connu durant le Miocène Moyen (MN 6 et MN 7/8) de France (Rage & Holman 1984; Augé & Rage 2000) et peut-être connu dans le Miocène Supérieur (MN 13) d’Italie (Villa <i>et al.</i> 2021). <i>Paleoheterodon arcuatus</i> est censé représenter le seul Dipsadidae connu dans les archives fossiles européennes. <i>Paleoheterodon arcuatus</i> et les vertèbres du site « Les Pavés » (Tavers) partagent la carène hémale proéminente et élargie en arrière, l’arc neural voûté, l’épine neurale courte et les facettes articulaires prézygapophysaires allongées (Rage & Holman 1984). Il est supposé que <i>Paleoheterodon arcuatus</i> est caractérisé par un zygosphène trilobé (Rage & Holman 1984); cependant, cette structure peut être très variable, soumise à un degré élevé de variation à la fois intracolonnaire (Szyndlar & Georgalis 2023) et ontogénétique (Georgalis & Scheyer 2019). Par conséquent, nous attribuons provisoirement le matériel de Tavers à cette espèce, comme <i>Paleoheterodon</i> cf. <i>arcuatus</i> (Fig. 23). Nous soulignons que cette attribution doit être traitée avec prudence et devra éventuellement être réévaluée, car il n’est pas certain que la forme européenne appartienne effectivement au genre nord-américain <i>Paleoheterodon</i> Holman, 1964. Cela dépasse néanmoins le cadre de cet article. De plus, pour les raisons expliquées ci-dessus, le placement au niveau familial de <i>Paleoheterodon arcuatus</i> doit également être traité avec prudence, même si des affinités avec les Dipsadidae pourraient effectivement être le cas.</p> |
| format | Recurso digital |
| id | zenodo_https___doi_org_10_5281_zenodo_16044922 |
| institution | Zenodo |
| language | |
| publishDate | 2025 |
| publisher | Zenodo |
| record_format | zenodo |
| spellingShingle | Squamata Oppel 1811 Perthuis, Adrien de Mennecart, Bastien Barrier, Pascal Chenot, Élise Falconnet, Jocelyn Gagnaison, Jean-Claude Georgalis, Georgios L. Gilbert, Charlène Guevel, Bruno Langevin, Dominique Lapparent de Broin, France Lemierre, Alfred Maubert, François Ossó, Àlex Potel, Sébastien Thivaiou, Danae Tissier, Jérémy Toullec, Renaud Xerri, Serge F. B. Gagnaison, Cyril Biodiversity Taxonomy Animalia Chordata Sauropsida Squamata <p>Ordre SQUAMATA Oppel, 1811</p><p>REMARQUES</p><p>Les lézards sont représentés exclusivement par du matériel vertébral, appartenant à un Anguidae indéterminé. Ces trois vertèbres présacrales (Fig. 21) appartiennent potentiellement au genre <i>Ophisaurus</i> Daudin, 1803, sur la base de leurs marges latérales (crêtes sous-centrales) concaves et de la hauteur du canal neural légèrement plus grande que la hauteur du cotyle (Čerňanský <i>et al.</i> 2019). <i>Ophisaurus</i> était répandu au Miocène en Europe; et il est connu dans de nombreuses localités à travers le continent et est plutôt diversifié (Čerňanský <i>et al.</i> 2015, 2019, 2020; Klembara 2015;Čerňanský & Klembara 2017; Klembara & Rummel 2018; Georgalis <i>et al.</i> 2017, 2019; Georgalis & Scheyer 2021). Cependant, ce n’était pas le seul Anguidae du Miocène continental. Par conséquent, compte tenu également de la nature incomplète des vertèbres du site « Les Pavés » (Tavers), nous les identifions uniquement comme Anguidae indet., en attendant la découverte de matériel supplémentaire.</p><p>Les serpents sont également représentés exclusivement par du matériel vertébral, appartenant à deux taxons, un Natricidae indéterminé et un Colubroidae <i>Paleoheterodon</i> cf. <i>arcuatu</i> s Rage & Holman, 1984. La vertèbre troncale MMSL-00.002.0218.81/7 (Fig. 22) appartient à un Natricidae, sur la base de la combinaison de caractéristiques suivantes: légèreté, présence d’hypapophyse, processus parapophysaires courts, arc neural relativement voûté (rapport de voûte <i>sensu</i> Georgalis <i>et al.</i> 2021b égal à 0,4), les crêtes sous-centrales proéminentes et le long centrum (Szyndlar 1991). Il appartient probablement au genre existant <i>Natrix</i> Laurenti, 1768, qui a de toute façon une large répartition dans tout le Miocène d’Europe (Ivanov 2022). Cependant, l’épine neurale endommagée et l’hypapophyse incomplète excluent toute attribution définitive au niveau du genre. Un colubriforme est représenté par quatre vertèbres troncales (Fig. 23) caractérisées par une épine neurale courte, des processus accessoires prézygapophysaires proéminents, un arc neural voûté (rapport de voûte <i>sensu</i> Georgalis <i>et al.</i> 2021b compris entre 0,54 et 0,59), une carène hémale proéminente qui s’élargit davantage vers sa partie postérieure et un centre antéro-postérieur relativement court. De telles formes sans hypapophyse dans les vertèbres médianes et postérieures du tronc étaient jusqu’à récemment collectivement traitées comme des « colubrinés » (par exemple: Rage 1984; Szyndlar 1991, 2012; Augé & Rage 2000). Cependant, les progrès récents de notre compréhension phylogénique des serpents ont démontré qu’il s’agit d’un assemblage paraphylétique. En tant que telles, les familles des Colubroidae, des Colubridae et des Dipsadidae et la famille des Elapoidae et des Psammophiidae, qui partagent toutes l’absence d’hypapophyse dans les vertèbres médianes et postérieures du tronc et qui possèdent des archives fossiles européennes, sont en fait éloignées (Georgalis <i>et al.</i> 2019; Georgalis & Scheyer 2022; Georgalis & Szyndlar 2022; Ivanov 2022). Parmi celles-ci, les Psammophiidae n’apparaissent en Europe qu’au Messinien (MN 13; Georgalis & Szyndlar 2022), de sorte que l’âge MN 5 de nos sites paléontologiques, pourrait potentiellement exclure une telle référence sur la base d’une justification stratigraphique. L’attribution de ce matériel aux Colubridae et aux Dipsadidae est difficile à faire sur la base d’un matériel aussi limité, bien que cette dernière famille pourrait être un candidat probable, notamment en raison de la forme de la carène hémale des vertèbres de Tavers. En fait, le matériel de Tavers ressemble beaucoup à <i>Paleoheterodon arcuatus</i> Rage & Holman, 1984, connu durant le Miocène Moyen (MN 6 et MN 7/8) de France (Rage & Holman 1984; Augé & Rage 2000) et peut-être connu dans le Miocène Supérieur (MN 13) d’Italie (Villa <i>et al.</i> 2021). <i>Paleoheterodon arcuatus</i> est censé représenter le seul Dipsadidae connu dans les archives fossiles européennes. <i>Paleoheterodon arcuatus</i> et les vertèbres du site « Les Pavés » (Tavers) partagent la carène hémale proéminente et élargie en arrière, l’arc neural voûté, l’épine neurale courte et les facettes articulaires prézygapophysaires allongées (Rage & Holman 1984). Il est supposé que <i>Paleoheterodon arcuatus</i> est caractérisé par un zygosphène trilobé (Rage & Holman 1984); cependant, cette structure peut être très variable, soumise à un degré élevé de variation à la fois intracolonnaire (Szyndlar & Georgalis 2023) et ontogénétique (Georgalis & Scheyer 2019). Par conséquent, nous attribuons provisoirement le matériel de Tavers à cette espèce, comme <i>Paleoheterodon</i> cf. <i>arcuatus</i> (Fig. 23). Nous soulignons que cette attribution doit être traitée avec prudence et devra éventuellement être réévaluée, car il n’est pas certain que la forme européenne appartienne effectivement au genre nord-américain <i>Paleoheterodon</i> Holman, 1964. Cela dépasse néanmoins le cadre de cet article. De plus, pour les raisons expliquées ci-dessus, le placement au niveau familial de <i>Paleoheterodon arcuatus</i> doit également être traité avec prudence, même si des affinités avec les Dipsadidae pourraient effectivement être le cas.</p> |
| title | Squamata Oppel 1811 |
| topic | Biodiversity Taxonomy Animalia Chordata Sauropsida Squamata |
| url | https://doi.org/10.5281/zenodo.16044922 |