L'aide publique au développement face aux chocs externes : quel rôle pour la résilience économique des pays de l'UEMOA ?
Fuente:
Zenodo
Salvato in:
| Autore principale: | |
|---|---|
| Natura: | Recurso digital |
| Pubblicazione: |
Zenodo
2025
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | |
| Tags: |
Aggiungi Tag
Nessun Tag, puoi essere il primo ad aggiungerne!!
|
| _version_ | 1866901472207175680 |
|---|---|
| author | Sow, Seydou |
| author_facet | Sow, Seydou |
| contents | <p>Cette étude examine l'impact de l'aide publique au développement (APD) sur la résilience</p> <p>économique des pays de l'UEMOA, avec pour objectif d'identifier les seuils critiques de</p> <p>dépendance à l'aide au-delà desquels ses effets deviennent significativement positifs ou</p> <p>négatifs, tout en analysant les canaux spécifiques par lesquels l'APD influence la croissance et</p> <p>la capacité d'absorption des chocs externes. La méthodologie repose sur deux approches</p> <p>complémentaires appliquées à un panel de huit pays de l'UEMOA sur la période 2000-2022 : le</p> <p>modèle Panel Smooth Transition Regression (PSTR) pour modéliser la relation non linéaire</p> <p>entre l'APD et la croissance économique, et l'approche Fully Modified Ordinary Least Squares</p> <p>(FMOLS) pour identifier les canaux de transmission en corrigeant les biais d'endogénéité. Les</p> <p>résultats confirment l'existence d'une relation non linéaire robuste avec des seuils critiques</p> <p>convergents : 7,86% du PIB avec le modèle PSTR et une fourchette optimale de 8-10% du PIB</p> <p>avec l'approche FMOLS, en dessous desquels l'effet de l'aide est négatif et au-delà desquels des</p> <p>rendements décroissants apparaissent. L'analyse des canaux révèle que la gouvernance</p> <p>constitue le déterminant le plus puissant de la résilience économique avec un impact quatre fois</p> <p>supérieur à celui de l'investissement et huit fois supérieur à celui de l'APD directe, tandis que</p> <p>les crises réduisent la croissance de 0,68 point et augmentent l'inflation de plus de 3 points,</p> <p>confirmant la forte vulnérabilité structurelle de la région. Ces résultats impliquent que</p> <p>l'efficacité de l'aide dépend fondamentalement du respect de seuils optimaux et de la priorité</p> <p>accordée au renforcement institutionnel, nécessitant une refonte des stratégies d'allocation</p> <p>privilégiant les programmes de gouvernance et de renforcement des capacités, tout en</p> <p>maintenant les flux d'aide dans la fourchette critique de 8-10% du PIB et en diversifiant les</p> <p>sources de financement pour réduire la dépendance externe et renforcer la résilience face aux</p> <p>chocs futurs.</p> |
| format | Recurso digital |
| id | zenodo_https___doi_org_10_5281_zenodo_16783860 |
| institution | Zenodo |
| language | |
| publishDate | 2025 |
| publisher | Zenodo |
| record_format | zenodo |
| spellingShingle | L'aide publique au développement face aux chocs externes : quel rôle pour la résilience économique des pays de l'UEMOA ? Sow, Seydou Aide publique au développement, Résilience économique, UEMOA, Effets non linéaires, Qualité institutionnelle, Données de panel <p>Cette étude examine l'impact de l'aide publique au développement (APD) sur la résilience</p> <p>économique des pays de l'UEMOA, avec pour objectif d'identifier les seuils critiques de</p> <p>dépendance à l'aide au-delà desquels ses effets deviennent significativement positifs ou</p> <p>négatifs, tout en analysant les canaux spécifiques par lesquels l'APD influence la croissance et</p> <p>la capacité d'absorption des chocs externes. La méthodologie repose sur deux approches</p> <p>complémentaires appliquées à un panel de huit pays de l'UEMOA sur la période 2000-2022 : le</p> <p>modèle Panel Smooth Transition Regression (PSTR) pour modéliser la relation non linéaire</p> <p>entre l'APD et la croissance économique, et l'approche Fully Modified Ordinary Least Squares</p> <p>(FMOLS) pour identifier les canaux de transmission en corrigeant les biais d'endogénéité. Les</p> <p>résultats confirment l'existence d'une relation non linéaire robuste avec des seuils critiques</p> <p>convergents : 7,86% du PIB avec le modèle PSTR et une fourchette optimale de 8-10% du PIB</p> <p>avec l'approche FMOLS, en dessous desquels l'effet de l'aide est négatif et au-delà desquels des</p> <p>rendements décroissants apparaissent. L'analyse des canaux révèle que la gouvernance</p> <p>constitue le déterminant le plus puissant de la résilience économique avec un impact quatre fois</p> <p>supérieur à celui de l'investissement et huit fois supérieur à celui de l'APD directe, tandis que</p> <p>les crises réduisent la croissance de 0,68 point et augmentent l'inflation de plus de 3 points,</p> <p>confirmant la forte vulnérabilité structurelle de la région. Ces résultats impliquent que</p> <p>l'efficacité de l'aide dépend fondamentalement du respect de seuils optimaux et de la priorité</p> <p>accordée au renforcement institutionnel, nécessitant une refonte des stratégies d'allocation</p> <p>privilégiant les programmes de gouvernance et de renforcement des capacités, tout en</p> <p>maintenant les flux d'aide dans la fourchette critique de 8-10% du PIB et en diversifiant les</p> <p>sources de financement pour réduire la dépendance externe et renforcer la résilience face aux</p> <p>chocs futurs.</p> |
| title | L'aide publique au développement face aux chocs externes : quel rôle pour la résilience économique des pays de l'UEMOA ? |
| topic | Aide publique au développement, Résilience économique, UEMOA, Effets non linéaires, Qualité institutionnelle, Données de panel |
| url | https://doi.org/10.5281/zenodo.16783860 |