Le signe comme fiction : pour une méthode sémiotique sans méta-langage chez Barthes

Fuente: Zenodo
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Main Author: Waël, Hassan Ashry
Format: Recurso digital
Language:French
Published: Zenodo 2026
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author Waël, Hassan Ashry
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contents <p class="MsoNormal"><span>Cet article examine comment Roland Barthes, dans sa leçon inaugurale au Collège de France prononcée le 7 janvier 1977 et publiée sous le titre <em>Leçon</em>, développe une conception radicalement non conventionnelle de la sémiologie comme pratique qui refuse la possibilité même du méta-langage. Contrairement à l'ambition scientifique traditionnelle d'établir une sémiotique comme science positive des signes, Barthes propose une sémiologie à la fois négative et active, une sémiologie qui ne cherche pas à dominer son objet depuis une position de surplomb mais plutôt à jouer des signes comme d'un leurre conscient. L'argument propose que cette méthode sémiologique, loin d'être un simple rejet de la scientificité, constitue un geste épistémologique authentique : le refus du méta-langage n'est pas un renoncement à la rigueur mais une manière de reconnaître que tout discours sur les signes reste lui-même pris dans le réseau même de la signification qu'il prétend analyser. L'analyse procède en deux parties. La première partie établit les fondements politiques et linguistiques de la critique barthesienne du méta-langage, en montrant comment le langage lui-même est toujours déjà une forme de pouvoir et comment la séparation traditionnelle entre langage et méta-langage sert à dissimuler ce pouvoir. La seconde partie examine les dimensions positives de la sémiologie négative de Barthes, en se concentrant sur trois opérateurs méthodologiques : la fragmentation, la digression et le fantasme. La conclusion suggère que la sémiologie sans méta-langage de Barthes offre non pas une approche moins rigoureuse des signes mais une approche plus honnête, une approche qui renonce à l'illusion de l'extériorité et embrasse plutôt le caractère situé, partiel et ludique de toute pratique signifiante.</span></p>
format Recurso digital
id zenodo_https___doi_org_10_5281_zenodo_19709316
institution Zenodo
language fra
publishDate 2026
publisher Zenodo
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spellingShingle Le signe comme fiction : pour une méthode sémiotique sans méta-langage chez Barthes
Waël, Hassan Ashry
<p class="MsoNormal"><span>Cet article examine comment Roland Barthes, dans sa leçon inaugurale au Collège de France prononcée le 7 janvier 1977 et publiée sous le titre <em>Leçon</em>, développe une conception radicalement non conventionnelle de la sémiologie comme pratique qui refuse la possibilité même du méta-langage. Contrairement à l'ambition scientifique traditionnelle d'établir une sémiotique comme science positive des signes, Barthes propose une sémiologie à la fois négative et active, une sémiologie qui ne cherche pas à dominer son objet depuis une position de surplomb mais plutôt à jouer des signes comme d'un leurre conscient. L'argument propose que cette méthode sémiologique, loin d'être un simple rejet de la scientificité, constitue un geste épistémologique authentique : le refus du méta-langage n'est pas un renoncement à la rigueur mais une manière de reconnaître que tout discours sur les signes reste lui-même pris dans le réseau même de la signification qu'il prétend analyser. L'analyse procède en deux parties. La première partie établit les fondements politiques et linguistiques de la critique barthesienne du méta-langage, en montrant comment le langage lui-même est toujours déjà une forme de pouvoir et comment la séparation traditionnelle entre langage et méta-langage sert à dissimuler ce pouvoir. La seconde partie examine les dimensions positives de la sémiologie négative de Barthes, en se concentrant sur trois opérateurs méthodologiques : la fragmentation, la digression et le fantasme. La conclusion suggère que la sémiologie sans méta-langage de Barthes offre non pas une approche moins rigoureuse des signes mais une approche plus honnête, une approche qui renonce à l'illusion de l'extériorité et embrasse plutôt le caractère situé, partiel et ludique de toute pratique signifiante.</span></p>
title Le signe comme fiction : pour une méthode sémiotique sans méta-langage chez Barthes
url https://doi.org/10.5281/zenodo.19709316