Déconstruire l'amour : lecture de Colette et d'Anaïs Nin à travers la différance, l'écriture du sensible et l'altérité féminine chez Derrida

Fuente: Zenodo
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Main Author: Waël, Hassan Ashry
Format: Recurso digital
Language:French
Published: Zenodo 2026
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_version_ 1866901546915069952
author Waël, Hassan Ashry
author_facet Waël, Hassan Ashry
contents <p class="MsoNormal"><span>Cet article propose une lecture croisée de l’œuvre de Colette et des journaux intimes d’Anaïs Nin à partir de trois concepts clés de la pensée de Jacques Derrida : la différance, l’écriture du sensible et l’altérité féminine. Il s’agit de montrer comment ces deux autrices, par une écriture de l’intime qui refuse les clôtures narratives et psychologiques conventionnelles, déconstruisent silencieusement la métaphysique occidentale de l’amour. Chez Colette, notamment dans <em>Chéri</em>, la relation amoureuse est traversée par un écart irréductible entre le désir et son objet, écart qui relève de la logique de la différance. Chez Anaïs Nin, les <em>Journaux</em> fonctionnent comme une trace perpétuelle où l’expérience vécue ne coïncide jamais avec sa mise en récit, produisant une poétique du sensible qui échappe à toute présence pleine. Enfin, l’altérité féminine — comprise non comme un attribut biologique mais comme une position structurelle de déstabilisation du « même » — se révèle chez les deux autrices le lieu d’une refondation éthique du lien amoureux. L’article conclut que Colette et Nin, sans se réclamer de la philosophie, offrent une illustration puissante de la déconstruction derridienne en acte : leur écriture du désir invente une grammaire où l’amour ne se possède ni ne se clôt, mais s’éprouve dans l’écart, la trace et l’altérité irréductible.</span></p>
format Recurso digital
id zenodo_https___doi_org_10_5281_zenodo_20078274
institution Zenodo
language fra
publishDate 2026
publisher Zenodo
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spellingShingle Déconstruire l'amour : lecture de Colette et d'Anaïs Nin à travers la différance, l'écriture du sensible et l'altérité féminine chez Derrida
Waël, Hassan Ashry
<p class="MsoNormal"><span>Cet article propose une lecture croisée de l’œuvre de Colette et des journaux intimes d’Anaïs Nin à partir de trois concepts clés de la pensée de Jacques Derrida : la différance, l’écriture du sensible et l’altérité féminine. Il s’agit de montrer comment ces deux autrices, par une écriture de l’intime qui refuse les clôtures narratives et psychologiques conventionnelles, déconstruisent silencieusement la métaphysique occidentale de l’amour. Chez Colette, notamment dans <em>Chéri</em>, la relation amoureuse est traversée par un écart irréductible entre le désir et son objet, écart qui relève de la logique de la différance. Chez Anaïs Nin, les <em>Journaux</em> fonctionnent comme une trace perpétuelle où l’expérience vécue ne coïncide jamais avec sa mise en récit, produisant une poétique du sensible qui échappe à toute présence pleine. Enfin, l’altérité féminine — comprise non comme un attribut biologique mais comme une position structurelle de déstabilisation du « même » — se révèle chez les deux autrices le lieu d’une refondation éthique du lien amoureux. L’article conclut que Colette et Nin, sans se réclamer de la philosophie, offrent une illustration puissante de la déconstruction derridienne en acte : leur écriture du désir invente une grammaire où l’amour ne se possède ni ne se clôt, mais s’éprouve dans l’écart, la trace et l’altérité irréductible.</span></p>
title Déconstruire l'amour : lecture de Colette et d'Anaïs Nin à travers la différance, l'écriture du sensible et l'altérité féminine chez Derrida
url https://doi.org/10.5281/zenodo.20078274